La réserve naturelle de Sinharâja

“Le roi lion”. On ignore pourquoi cette réserve forestière unique au pays a été nommée ainsi : Sinharâja. La contraction de sinha : lion et râja : roi. Située à 150 kilomètres au sud-est de Colombo par la route, elle est en tout cas considérée aujourd’hui par l’UNESCO comme « la dernière zone viable de forêt humide primaire du pays. » L’organisation internationale l’a d’ailleurs classée réserve de biosphère en 1978 et inscrite sur la liste du patrimoine mondial en 1989.

 

Qu’est-ce qu’une réserve de biosphère ?

L’UNESCO définit la réserve de biosphère comme étant une région qui concilie biodiversité et développement durable. Pour être considérée comme telle, la zone doit être dotée d’une gestion conforme aux objectifs de développement durable dans les domaines notamment de la recherche, de l’éducation et de la sensibilisation. Ces zones sont séparées en trois aires distinctes : une « aire centrale » qui fait l’objet d’une politique à long terme en matière de protection de la nature autour d’une réglementation claire et respectée. Une « zone tampon » qui s’étend en périphérie de la première et vise au bon développement de celle-ci, et enfin une « zone de transition » qui se situe sur les bords de la réserve naturelle et qui a pour objectif de minimiser le contraste environnemental entre cette bordure et les territoires extérieurs.

 

Un endémisme fort

Cette protection s’avère nécessaire lorsque l’on connaît le caractère unique, endémique, de la réserve naturelle de Sinharâja. Il existe 830 espèces endémiques, faune et flore comprises, au Sri Lanka, et parmi elles, 217 espèces d’arbres et de plantes. La seule réserve de Siharâja n’en dénombre pas moins de 139 espèces, soit 64%. 16 d’entre elles sont considérées comme rares. On pense notamment à certaines espèces de palmiers comme le Loxucoccus rupicola et l’Atalantia rotundifolia.

Côté faune, la région n’est pas en reste non plus. 19 des 20 espèces d’oiseaux endémiques présentes au Sri Lanka trouvent leur habitat à Sinharâja. Le taux d’endémisme faunique, dénombrant les mammifères, les papillons ou encore les oiseaux dépasse 50%. Cela veut donc dire qu’un animal sur deux que vous observerez lorsque vous parcourrez les sentiers naturels de ces forêts et ces plaines est unique au monde et ne se trouve qu’ici ! Une véritable source d’inspiration pour les amateurs de photographies, de balades, ou même de sciences naturelles.

Vous pourrez également croiser des espèces particulièrement rares ou menacées, selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), comme le léopard, l’éléphant indien, le pigeon de Ceylan ou même la garrulaxe à tête cendrée.

 

Quand s’y rendre ?

Les températures des terres sri-lankaises varient assez peu tout au long de l’année. Elles oscillent généralement et en moyenne entre 28 et 30 degrés. L’humidité et les précipitations sont donc deux données intéressantes à étudier avant de partir. L’idéal est de visiter la réserve de Sinharâja au mois de janvier, de février, ou de mars. Durant cette période il pleut très peu, ce qui rend les promenades en forêts tropicales plus agréables. Cependant vous pouvez décider d’oublier le confort pour vous concentrer sur l’optimisation naturelle et de facto éviter le tourisme de masse. Les mois d’octobre et de novembre sont les plus humides du pays, la pluie est légion, mais vous ne verrez quasiment personne, ce qui poussera peut-être les espèces animales à montrer davantage le bout de leur nez.

 

Comment s’y rendre ?

Au départ de Colombo il faut se diriger vers la ville de Weddagala à l’orée de la réserve. Le voyage dure 2 heures en voiture ou en taxi et minimum 3 heures en bus.

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