Parc National de Yala

Le meilleur moyen de voir le vrai visage de l’or vert de Sri Lanka, c’est de partir à la conquête de ses multiples parcs nationaux. Celui de Yala est tout indiqué. Il s’agit du second sur la liste des plus grands parcs de l’île. En véritable refuge de biodiversité, cet endroit vous promet une expérience de découverte sensationnelle et unique. Faune, flore, lacs et complexes religieux égayeront vos visites et vos safaris. De plus, ce lieu rassemble un important nombre de léopards et d’éléphants. Partez pour un trip familial ou entre routards à la recherche de ces étonnants animaux !

Histoire

Le Parc National de Yala constitue l’un des plus anciens et des plus populaires sur l’île à l’or vert.

À ce que l’on sache, un cartographe espagnol Cipriano Sanchez précisa en 1560 que Yala (sous un autre nom à l’époque) était une zone désertée depuis trois siècles pour cause d’insalubrité. Après redressement, il fut baptisé avec Wilpattu « sanctuaire animalier » en 1900. À cette période, il couvrait une superficie de 389 km² et était ceint par les rivières Kumbukkan et Menik. L’arrivée des Britanniques fit cependant de ce havre naturel un site de chasse pour sportif résident.

Le 1er mars 1938, il rejoint la grande famille des parcs nationaux sous l’adoption de l’Ordonnance pour la protection de la flore et faune. Dès lors, il étendit progressivement son périmètre par ajout de blocs.

En 2004, Yala fit partie des zones les plus touchées par l’énorme tsunami de l’Océan Indien . Ce raz-de-marée a englouti une grande partie de ses terrains dont la plupart étaient formés de prairies et de brousses (approximativement 5000 hectares). Cette catastrophe a significativement modifié la topographie de son littoral.

Aujourd’hui, celui-ci compte parmi les plus grands espaces naturels du pays avec ses 1297 km² et ses 5 blocs.

Découvrir Yala

D’hier à aujourd’hui, bon nombre de menaces pèsent sur ce parc : braconnage, exploitation abusive (mine, pierre précieuse forêt), empiètement de l’agriculture, élevage laxiste des animaux domestiques. Cela dit, des mesures de conservation ont été prises à cet égard.

Au-delà de ces intolérables pratiques se cachent néanmoins de nombreux trésors qui valent le détour. Vous les rencontrerez au sein de ses 5 blocs et ses différents espaces naturels (parc national de Lunugamvehera, Lahugala et Kumana ; réserve naturelle intégrale de Yala ; sanctuaires de Katagamuwa, Kataragama et Nimalawa). Faune et flore, vous aurez la possibilité de les découvrir en détail à travers un safari en Jeep avec guide et chauffeur. C’est une aventure à expérimenter en couple, en famille, entre amis ou entre routard. Durant ce tour, vous aurez de grandes chances d’apercevoir des éléphants, des crocodiles, des oiseaux de toute sorte, des buffles et des sangliers. Pour ce qui est des félins, les possibilités de rencontre sont plus faibles. Ce sera une parfaite occasion d’observer une nature sauvage et de prendre quelques clichés souvenirs.

En dehors des safaris organisés, il est également possible de profiter d’une simple balade pour voir les alentours. Au cœur de ce décor naturel se cache quelques complexes monastiques et historiques :Situlpahuwa et autres hauts lieux de pèlerinage du royaume de Ruhuna (comme Magul Vihara et Akasa Chaitiya).

À la découverte de sa flore

Le Parc National de Yala constitue une incroyable concentration d’écosystèmes. Son paysage naturel aux multiples facettes se dépeint en de vastes étendues de forêts tropicales humides , de mangroves (côté lagon de Buthuwa, de Pillinnawa, de Mahapothana et de Pahalapothana, ainsi que du côté de la rivière Menik), de forêts sempervirentes sèches, de déserts et de brousses issus du plateau de Deccan, de prairies ( Pelessa, Pitiya), ainsi que de zones humides (mer et d'eau douce) avec bancs de sable. Chacun de ses 5 blocs possède ses propres caractéristiques floristiques. Il est intéressant d’en découvrir les contrastes.

Les animaux à voir

Etant l’un des plus grands parcs du Sri Lanka, il est normal d’y recenser d’innombrables espèces fauniques dont plusieurs endémiques. La star de la réserve demeure le léopard. On y a enregistré une importante population, surtout au niveau du bloc 1. Mais il n’est pas toujours aisé d’en rencontrer un durant un safari. Cela dit, ce paradis tropical ne se visite pas uniquement pour ce félin tacheté. On y rencontre également de nombreux animaux d’intérêt.

En détail, Yala fait partie des 70 ZICO (zone importante pour la conservation des oiseaux) de l’île. Statistiquement, 215 espèces y ont trouvé refuges. Certains s’avèrent de fervents résidents de ses zones humides et d’autres sont des espèces migratrices. Six parmi ceux-ci sont endémiques : le calao et le pigeon de Ceylan, le coq de Lafayette, le barbu à couronne rouge, l’akalat à calotte brune et le bulbul à tête noire. Si la chance est de votre côté, vous y verrez le rarissime marabout chevelu.

Pour le cas des mammifères, plusieurs troupeaux d’éléphants s’y baladent en toute liberté : parties bloc 3, 4 et 5. Les spécimens solitaires traînent plutôt du côté du bloc 1 et 2 et dans la zone est de la réserve. Après recensement, on estime leur nombre entre 250 à 350 individus. Avec le léopard, ce sont les vedettes des safaris du parc. On y compte 44 espèces de mammifères dont le fameux ours paresseux, le cerf (sambar, tacheté), le buffle, le macaque à toque, le lori grêle, le chat viverrin, etc.

Les bêtes rampantes – reptiles et amphibiens – y sont répertoriées sous 46 espèces, dont cinq endémiques comme le lézard à lèvres peintes. Ses points d’eau demeurent l’habitat naturel de divers types detortues (luth, olivâtre, caouanne, verte et imbriquée), de crocodiles (type marais et type marin) et toute sorte d’amphibiens.

Chez les habitants de l’eau, 21 espèces d’eau douce y vivent : l’envahissant Tilapia du Mozambique au sein de ses réservoirs, les endémiques Garra ceylonensis et Esomus thermoicos, les habituels Puntius (filamentosus, sarana) Etroplus maculatus et Lepidocephalus thermalis. Aussi, crabes et crevettes occupent ses lagons.

Pour finir, les lépidoptéristes en herbe y trouveront satisfaction avec sa grande diversité de papillons : Graphium sarpedon, Papilio polytes, etc.

Climat et topographie

La zone dans laquelle se trouve le parc livre des températures moyennes comprises entre 20° C et 33° C. Celle-ci est circonscrite dans la zone sèche de l’île. Cela dit, un climat tantôt chaud et tantôt humide y domine. C’est entre le mois de septembre et décembre que la saison de la mousson du nord-est y apporte son lot de précipitations.

Côté topographie, le parc est formé d’une plaine un peu vallonnée s’étirant jusqu’au littoral. Celui-ci est perché entre 100 à 125 mètres. Il se trouve dans une partie semi-aride de la péninsule. Son terrain est principalement constitué de roches métamorphiques. On y trouve néanmoins de multiples réservoirs servant d’abreuvoir à bon nombre des animaux de la réserve. Notamment, on cite celui de Maha Seelawa, d’Uraniya, de Buthawa et de Pilinnawa. Ce lieu recèle aussi de nombreuses lagunes le long de ses rivages. Côté cours d’eau, Yala abrite le Kumbukkan Oya à l'est et la rivière Menik et ses affluents de l'ouest.

Comment s’y rendre ?

Divers itinéraires peuvent vous mener du côté de ce parc. Trois de ces derniers mènent à une ville située à une trentaine de kilomètres de l’entrée du bloc 1 du parc. Il s’agit de Tissamahara dite Tissa. Pour y parvenir, trois options s’offrent à vous :

  • Depuis Colombo : vous parcourez environ 250 km sur l’autoroute passant par Ratnapura et Udawalawe.
  • Depuis Kandy : il faudra emprunter la voie passant par Nuwara Eliya et par Haputhale sur 245 km nets.
  • Depuis Galle : le chemin à parcourir passe par Matara et s’étend sur 169 km.

Une fois à Tissa, vous embarquez dans un tuk-tuk pour effectuer les quelques kilomètres vous séparant de Yala.

Autrement, vous pouvez vous rendre à l’entrée non loin de Kataragama si vous arrivez d’Arugam Bay. Ici, la route à suivre dessert Buttala.

Infos utiles

· La réserve Yala a fixé ses horaires d’ouverture de 6h à 18h. Le meilleur créneau pour profiter de cet endroit tourne autour de 6h du matin, à l’heure de l’ouverture, et vers 14h de l’après-midi. C’est à ces moments que les animaux sortent pour s’abreuver du côté de ses réservoirs d’eau. Pour ce qui est de son bureau, le personnel reçoit tout visiteur de 9h à 18h.

· Ce lieu applique une systématique fermeture annuelle s’étendant du 1er septembre au 15 octobre (bloc 1 et 2).

· Les safaris se font uniquement en Jeep, en demi-journée ou en journée pleine.

· Dans un souci de conservation, des règles de visite ont été instaurées : interdiction de nourrir les animaux, pas de flash sur les appareils photo, pas de cigarettes, téléphones à mettre en mode silencieux, pas de substances toxiques, interdiction de manger en dehors des zones dédiées et ne pas apporter des aliments à forte odeur, interdiction d’emmener et de consommer des substances illicites, pas d’armes à feu ou d’armes blanches, de descendre de voiture durant un safari, de balancer ses détritus partout.

· Ces conditions doivent être respectées à la lettre sous peine d’une amende, voire d’un emprisonnement.

· Le montant du pourboire recommandé pour les guides est de 300 à 500 LKR (à donner en toute discrétion).

· Il n’y a pas de toilettes dans le parc.

· Vous devez apporter le strict nécessaire pour une virée sans accrocs : écran solaire, pull pour les visites matinales, appareil photo résistant.

· Seuls les blocs 1 et 5 sont ouverts au grand public. Les autres sont dédiés à des recherches et des études.

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